• 17Juin

    Kyle Craft au Supersonic de Paris !

     

    Peu connu en France, mais déjà attendu par certains, l’ombre de son chapeau et sa grande silhouette arrivent enfin à Paris. Pour la première fois en Europe, Kyle Craft vient enivrer son public avec son charme naturel et ses chansons glam-folk.
    Arrivé en milieu d’après-midi, ce 23 mai 2018, après avoir pris le temps d’un selfie avec la Tour Eiffel, KC et les membres de son groupe ont balancés, puis sont timidement allés à la rencontre de leurs premiers fans.

    Logés au troisième étage du Supersonic, KC et les deux autres groupes à l’affiche ce soir-là ont accueilli une équipe d’Exact Music venue réaliser une interview.
    Kyle Craft répondit avec sincérité et une grande gentillesse à nos questions, donnant ainsi sa première interview dans l’hexagone. Nous serons un jour, fier de cela…

    Vous pouvez lire ici une partie de l’interview de KC, cet entrevue sera reprise et complétée dans une émission ExactMusc InLive et dans une vidéo prochainement disponible sur cette même page.

    Est-ce la première fois que vous venez en France ? Avez-vous pris le temps de visiter Paris ?
    C’est ma première fois en Europe. C’est génial ! Oui nous sommes allés nous balader un peu. Il y avait une chose que je devais absolument faire en venant ici à Paris, pour ma mère, c’était de me prendre en photo avec la Tour Eiffel.

    Comment se passe votre tournée européenne ? Avez-vous eu de bons retours ?
    C’était génial ! ça commencé en Angleterre au Great Escape, un festival à Brighton. Ensuite on est allé dans une petite ville qui s’appelle Folekstone près de Douvres. On est resté un peu là-bas, c’était très bizarre de s’asseoir dans un bar qui est plus vieux que le pays d’où on vient. C’était magique. Ensuite on a pris le tunnel sous la manche, on a joué à Amsterdam, c’était super, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je ne savais pas si les gens viendraient au concert, est-ce qu’il y aurait du monde. J’étais à Amsterdam et les gens sont venus et j’étais vraiment ravi. J’ai fait un peu le tour d’Amsterdam mais Paris est la ville que je préfère jusque là !

    Avez-vous eu de bons retours ?
    A propos des concerts ? Je ne sais pas, je ne lis pas vraiment les critiques et je ne les attends pas en fait… Je serais curieux de savoir ce que les gens pensent quand même!

    Racontez-nous votre histoire, que faisiez-vous avant Dolls of Highlands ?
    Avant Dolls of Highlands, j’étais à Portland où j’ai essayé d’enregistrer DOH mais je n’ai pas réussi. En fait, j’avais déménagé à Portland après une très longue relation amoureuse, huit ans, qui n’a pas tenu et plusieurs amitiés qui n’ont pas tenu, ou plutôt des amis qui se sont éloignés au fil du temps. C’est à ce moment que j’ai pris l’avion pour Portland dans l’Oregon pour essayer d’enregistrer DOH et je dormais sur la table de billard chez un ami. J’ai essayé et essayé et à un moment je me suis retrouvé à court d’argent et j’avais besoin d’en gagner mais j’étais trop obnubilé par l’album Dolls of Highlands. Je ne voulais pas me retrouver coincé à faire la plonge ou avec un job de ce genre… Je ne savais pas quoi faire pour m’en sortir. Et un ami de Louisianne d’où je viens m’a appelé pour me dire de venir enregistrer l’album chez lui et y vivre gratuitement. On s’est installé dans la buanderie et on a enregistré l’album. C’est comme ça que ça a commencé.

    Mélodies, textes, comment composez-vous vos chansons ?
    Généralement à la guitare, ça commence par une mélodie qui me vient en tête. Comme aujourd’hui dans Paris.
 Je me balade, je prends des notes de chaque idée, ensuite je rentre et j’écris les paroles, ce sont sur les paroles que je travaille le plus, c’est ce sur quoi je passe le plus de temps, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, c’est aux gens d’en décider après !

    Quelles sont vos sources d’inspiration ?
    Ça dépend vraiment. Dans DOH, je tombais en morceaux à cause de problèmes de relations. Je n’aime pas le définir comme un album de rupture, c’est un album sur l’amour, probablement sur la perte de l’amour mais un album sur l’amour. Donc je dirais que l’amour est ce qui m’inspire le plus, ce qui m’emporte. Regardez Paris, c’est inspirant. Voyager, rencontrer des gens aussi. 
L’autre jour, j’ai écrit une chanson… J’étais dans un bus au départ de Chicago et j’ai rencontré cette femme qui était assise dans le bus et qui me dit : « assieds-toi à côté de moi » et pendant tout le trajet, je me suis dit : « je vais écrire une chanson sur cette femme », elle était juste trop folle, elle était belle et ses histoires l’étaient aussi, elle a eu une vie de folie, elle était beaucoup plus âgée, dans la soixantaine. Mais vous savez, on peut écrire sur tout et n’importe quoi ! Mais principalement sur l’amour !

    Dans votre vie personnelle, êtes-vous passionné par autre chose que la musique?
    Oui, je pense être quelqu’un d’assez passionné. Par l’alcool par exemple ! 
Je suis très passionné par les animaux. Quand je suis en tournée, c’est l’une des plus importantes choses auxquelles je fais attention, je me promène et je regarde la faune. J’ai grandi en Louisiane, j’attrapais les serpents et les alligators, je faisais ça très souvent, c’était mon truc. J’ai failli arrêter l’école pour en faire mon métier. Donc pour résumer : l’alcool, les animaux et la musique sont mes 3 passions.

    Les groupes de première partie ont décemment chauffé la salle !
    Mad Trip : de formation parisienne composé de quatre membres très énergiques, a livré un set dynamique aux influences old school.
    The Twin Souls : combo toulousain où – Martin et Guilhem / Guilhem et Martin – s’échangent leurs instruments dans un rock psyché aux sonorités Beatles.

    Le public se rapproche, réparti sur deux étages, une centaine de personnes est venue assister à la soirée en ce mercredi.

    Le temps du Full Circle Nightmare Tour est arrivé !

    Les chansons se sont enchainées rapidement, Kyle Craft est attractif – à la fois introverti et extraverti sans pourtant se prendre au sérieux. Le public entre dans le jeu avec une totale dévotion : destiné à être conquis. Kyle, aux textes si personnels nous raconte ses aventures : ses amis, ses amours, aujourd’hui disparus…
    Chant, guitare, clavier, l’homme au chapeau montre l’étendue de son talant avec une trop rare légèreté. Tout les musiciens sont à la hauteur, le public est ravi, certaines chansons sont déjà reprises en coeur – ces morceaux deviendront cultes.
    Ivre de bonheur, mais pas seulement… Même dans cet état euphorique, KC chante aussi bien que sur ses albums.

    De surprises en surprises, Craft nous gratifie de titres inconnus. Donnie at the Gates – dédicacé à : on vous laisse deviner qui… et cette fameuse nouvelle chanson inspirée par la femme dans le bus dont il fait référence dans l’interview. Il finira son set avec une reprise de Without you, hurlant à la mort, tel un homme à qui l’on vient d’arracher le cœur.

    Setlist

    22h15

    Fever Dream Girl
    Full Circle Nightmare
    Heartbreak Junky
    Lady of the Ark
    The Rager
    Pentecost
    Bridge City Rose
    Donnie at the Gates
    Nameless new song
    Band intro
    Eye of a Hurricane
    Exile Rag
    She’s Got You
    Belmont (One Trick Pony)
    Slick & Delta Queen
    Without You

    23h30

     

    Antoine Lacroix
    Virginie Burillon

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